Le projet scolaire

Objectifs

Ce projet fait partie de l'activité éducative du Projet Jeunes.

Premier souci de Baba Simon, la scolarisation des enfants, garçons et filles, reste aussi celui de toute l'équipe.

Le retard de scolarisation de la région (moins de 30% de scolarisation dans le primaire) est un handicap majeur

 Activités scolaires

Le Projet Tokombéré regroupe, dans le cadre de l'Enseignement Privé Catholique du Diocèse de Maroua-Mokolo,

1300 enfants y sont scolarisés, dont 25 % de filles, avec 25 instituteurs.

Ils préparent le C.E.P.E (certificat d'études primaires) et l'entrée en sixième.

et le Lycée du même nom, avec 425 élèves et 25 enseignants camerounais, préparent au B.E.P.C. et aux Bacs A et D.

Une originalité du Collège Baba Simon est de consacrer une part importante de l'emploi du temps à des Passerelles, activités destinées à préparer à la vie, et à permettre aux Jeunes, après leur temps de scolarisation, de retourner au village et de participer au progrès et au développement de leurs familles et de leurs voisins, ou de créer une petite entreprise artisanale.

Dans les passerelles maçonnerie, menuiserie, mécanique, on réalise des travaux ou l'on fabrique des objets. Au jardin, à la bergerie et maintenant au laboratoire agro-alimentaire, les élèves s'initient à l'agriculture, à l'élevage et à la fabrication des produits (pain, confiture, jus de fruit,...) par la transformation locale des produits cultivés sur place. D'autres passerelles conduisent les jeunes dans les villages pour découvrir les problèmes de santé (en lien avec la P.M.I.) ou pour approfondir la connaissance de leur langue et de leurs traditions, en rencontrant les Anciens.

Les scolarités sont payantes, mais à un niveau adapté à la situation économique actuelle des parents.

 Autres activités, en lien avec le projet scolaire

Les sarés

Avec les communautés chrétiennes et humaines de la Paroisse, avec le Projet Tokombéré, les Parents d'Élèves ont inventé les sarés.

Constatant les multiples abandons en cours de scolarité, les Parents ont regroupé leurs enfants dans des habitations locales (les sarés), dans les villes où ils font leurs études, Mora, Tokombéré, Garoua, Ngaoundéré,...

Sorte d'internat autogéré par les Jeunes eux-mêmes, avec l'accompagnement, tous les quinze jours, d'un Parent. Ils mettent en commun leur alimentation, leurs livres, leurs cotisations. Ils s'administrent eux-mêmes, règlent leurs problèmes de discipline, s'entraident pour les études, partagent aussi sur les questions importantes de la vie.

 Le CETY (Cercle des Étudiants de Tokombéré à Yaoundé)

Sur le même principe de fonctionnement, les Étudiants de Yaoundé se sont regroupés (une vingtaine).

Ils poursuivent ainsi leurs études un peu moins difficilement et se préparent, par la vie du groupe, à l'entrée dans la vie professionnelle et familiale.

Ils sont aussi dans les autres Universités du Cameroun (Dchang, Ngaoundéré), et à Dakar, au Sénégal.

Les CHANTIERS de VACANCES

Chaque année, des activités de vacances sont proposées aux élèves.

La Paroisse, le Projet Tokombéré, les parents, et aussi des entreprises, proposent du travail.

Chacun accompagne en supervisant le travail. Chacun fournit une partie (30 %) de la bourse, le reste étant assuré par le Projet.

Les Jeunes apprennent à travailler en équipe, avec des techniciens qualifiés, ils respectent les travailleurs manuels. Ils supportent leurs difficultés et leur fatigue, tout en assurant pour la rentrée une partie des frais de la scolarité annuelle.

L'Université Populaire de Tokombéré (U.P.T.) ou Centre de Formation Permanente pour Adultes (C.F.P.A.)

Ce centre propose chaque année, et sur un cycle de deux ans, quatre modules de formation, autour d'un Universitaire camerounais. Cette formation s'adresse à 35 jeunes adultes de Tokombéré, ayant un niveau d'études secondaires ou supérieures.

Se retrouvent, côte à côte sur les bancs, des agriculteurs et des artisans, des professeurs et des médecins,...

En 1999, le sujet tourne autour de "la dette du Tiers-Monde", avec toutes les questions éthiques que posent la dette et l'économie en général.

L'Alphabétisation

C'est un secteur d'activité à part entière depuis quinze ans.

En 1999, 7 groupes de 30 personnes se sont lancés, avec leurs moniteurs, dans un travail d'alphabétisation, réparti sur quatre mois.

Il y a beaucoup de femmes, et aussi des responsables d'animation des villages. Ils visent à acquérir la lecture, l'écriture, le calcul, la conversation, en français.